Les machines de l'Ouest 1837-1908:

111 I 120 & 021 I 220 I 030 I 230 I 231 I 030 tender I 230 tender

 

  Les machines tender à deux essieux couplés du réseau de l'Ouest

 Mise à jour 17 mars 2012 µ

 


 1849: les "bicyclettes" 1 à 16 de la compagnie de l'Ouest

Ces machines à deux essieux constituent les premières machines tender en France.

C'est le chemin de fer de l'Ouest, constitué en 1850, qui le premier utilise ce type de machine destiné au départ à circuler sur la ligne de Chartres. Cette disposition reprenait une disposition déja testée par la modification de machines de type 110 et 111, consistant à placer sur l'essieu arrière les approvisionnements en charbon et en eau. L'ajout de poids du charbon et de l'eau rajoutait de l'adhérence aux machines, ce qui s'avèra tout à fait favorable à l'utilisation d'un service banlieue nécessitant de multiples démarrages. Par ailleurs, l'absence de tender à la machine permettait de circuler indifféremment dans les deux sens de marche, et l'empattement de 3,44 m permettait la manoeuvre des machines sur les plaques tournantes de gare, alors nombreuses.

Les machines n° 9 à 16 de l'Ouest primitif, nommées "Epernon", "Maintenon", "Jouy", "Chartres", "Courville", "Pontgouin", La Loupe", "Nogent", seront renumérotées 329 à 336 en 1858, ont été construites par Gouin (n° 48 à 53/1849 et 54 à 55/1850). Roues de 1,660 m.

Ces machines seront reconstruites en 1862. Les 329, 331, 335 et 336 sont devenues Etat 21-561 à 564

Je cherche une vue des machines 329 à 336

 


1854: les machines du Paris Saint Germain 85 à 90

En 1855, les chemins de fer de Paris Saint Germain est absorbé par l'Ouest. L'Ouest intègre alors dans son parc les six 120T dues à l'ingénieur Flachat et construites aux ateliers des Batignolles en 1854 baptisées "Auteuil", "Passy", "Boulogne", "Les Ternes", "Courcelles", "Batignolles". Immatriculées 85 à 90 à l'Ouest, elles sont transformées en 1862 par ajout de baches à eaux latérales. Vendues ou réformées avant 1876, elles seront remplacées par d'autres machines portant les mèmes numéros en 1878.

Machine Ouest 85 "Passy"

 


1855 à 1884: Les "Bicyclettes" 351 à 362 et 1 à 150

Ces machines seront les premières locomotives dédiées au trafic banlieue. Elles reprenaient la disposition testée par la compagnie l'ancien Ouest en 1849.

D'un poids de 37 tonnes à mécanisme intérieur, elles possèdent deux grandes roues couplées de 1,66m, ce qui leur valent leur surnom de "bicyclette".

Construites à partir de 1855, le réseau de l'Ouest en commande à plusieurs constructeurs jusqu'en 1884 sans grand changement.

 

Elles sont immatriculées 1 à 150 et 329 à 363 à l'Ouest.

Machine 54

 

120T 146 (coll R.Arzul)

Elles deviennent les 21-561 à 569 et 21-601 à 725 lors du rachat par l'Etat.

Bicyclette en version Etat

 

 

Aptes à circuler à 60 km/h, elles seront progressivement retirées du service banlieue vers 1890 à l'apparition des machines 030T plus puissantes. Elles ont alors été affectées en province, à la traction des trains légers. Le parc comptait encore 19 unités en 1923, affectées aux dépots de Batignolles, Versailles RD, St Malo, Segré, St Nazaire, Le mans, Lison, Mézidon. Mais elles ne seront pas immatriculées à la SNCF. Certaines ont été vendues à des entreprises.   

Ces machines ont inspiré des machines similaires construites par les réseaux du Nord et de l'Est.


1879: les 121 tender 191 à 198

Ces 8 locomotives ont été construites en 1879 pour la compagnie de l'Ouest, où elles portaient les numéros 191 à 198. Contrairement à ce que pourrait laisser penser l'allure générale des machines, il ne s'agissait pas d'une transformation des 120T bicyclettes citées ci dessus, mais de machines conçues spécialement pour assurer les manoeuvres des trains en gare de Paris-Saint Lazare, ce qui vaut à ces machines le surnom de "machines-pilotes".

Elles seront renumérotées 22-001 à 008 lors du rachat par l'Etat.

Machine-pilote n°192 (coll G.Bieri)

Machine-pilote après le rachat par l'Etat


Détail des livraisons

Année
Constructeur
immatriculation Ouest



1855
Gouin
n° 351 à 356*
1856
Gouin
n° 357 à 362*
1858
Buddicom & Cie
n° 41 à 45*
1859
Buddicom et Cie
n° 46 à 50*
1861
Parent Schaken
n° 51 à 56 *
1866
Cail
n° 57 à 66*
1866
Cail (n)
n° 67 à 76*
1873
Graffenstaden
n° 77 à 84*
1877
Cail
n°11 à 40*
1878
Fives Lille
n° 1 à 10*
1878
Fives Lille
n° 85 à 90*
1881
St E.G / Wien
91 à 100*
1883
Sté Kitson & Co /Leeds
n° 101 à 120*
1883-84
SACM
n° 121 à 150
     
1878
Fives Lille
121T n°191 à 198

(n) Parent d'après d'autres sources

 

 


Reproduction en modelisme

Les 120T ont été reproduites en modelisme au 1/87 ème par Métropolitan (Métrop) et en O par Flèche d'Or (petites séries).

 


Pour en savoir plus: