De Saint Mariens à Blaye

mise à jour le 22 juin 2007 µ

 

Cette antenne côtière est ouverte par la Compagnie des Chemins de Fer des Charentes le 15 octobre 1873. L'exploitation est confiée au réseau de l'Etat en 1878 en même temps que les autres lignes des Charentes.

 


St Mariens

Saint Mariens, point de départ de la ligne (coll JPVL)


St Savin de Blaye

 

 


St Christoly de Blaye

 


Les Erits

 


Berthenon

 


Cars Saint Paul

 

 


Blaye

 

Le BV donnait sur le port

Vue aerienne montrant le plan de voie

 

Le trafic de la ligne concerne bien sur à l'origine le transport des voyageurs, et un trafic de vin, qui sera completé après guerre par le transport de charbon vers l'Italie après la construction d'un nouvel appontement en 1916.

L'exploitation de la ligne de Blaye est assurée à l'origine par des machines tender.

Dans les années 30, la concurrence automobile est forte et le trafic voyageur est fermé sur la ligne de l'Etat en 1938. La ligne verra alors pour son trafic marchandises des machines plus grosses, y compris des 140C et les diesel CC65000 nommés "sous marins", remplacées dans les années 80 par des BB63000 et 67000 pour la traction de trains céréaliers.


Malgré la fermeture au trafic voyageur sur la ligne de l'Etat, il était encore possible de se rendre par le rail à Bordeaux, et ce jusqu'en 1954. En effet Blaye était en correspondance avec la ligne d'intérêt local Saint Ciers sur Gironde - Blaye et son prolongement vers Saint André de Cubzac. Cette ligne à voie normale est exploitée à partir de 1888/1889 par la Société Générale des Chemins de fer Economiques (SE) qui exploite également les lignes des landes.

Les gares de cette ligne sont d'une architecture typique de la SE: un corps central, une annexe voyageur et une halle marchandises accolée. Seules quelques gares recevront un batiment voyageur plus imposant. Le plan de voie est classique de la SE, avec une voie de débord passant coté cour. La ligne du Blayais avait un dépot atelier à St Ciers. La gare de Blaye était commune avec l'Etat.

 

Saint Ciers sur Gironde, point de départ de la ligne SE

St Aubin de Blaye

Saint Seurin

Villeneuve-Roque-de-Thau sur la ligne vers St André


 

La SE dispose sur l'ensemble du réseau de la Gironde de petites locomotives à vapeur de type 030T de la SACM, construites pour la plupart à partir de 1883. Elle complete son parc en 1925 par 3 machines du même constructeur, puis par d'autres machines achetées d'occasion. C'est ainsi que la Gironde verra circuler des 120T du Nord et des 030T du Chemin de fer d'Orleans Rouen.

Les autorails font leur apparition à partir de 1931 avec l'acquisition de 4 Renault TE semblables à ceux de l'Etat. Le parc sera ensuite completé par six autorails De Dion type MY à deux essieux en 1934 puis un autorail De Dion à gazogène type PC en 1939, la Gironde achete à l'Etat 10 autorails TE dont certains seront recarrossés. Après guerre, elle complete le parc avec un pret de 5 autorails de Dion type NT et l'achat d'un autorail type MYen 1952.

La traction Diesel fait son appartition en 1946 avec l'achat de 10 locomotives diesel BB General Electric provenant de l'armée américaine.

Le matériel remorqué la SE Gironde était constitué essentiellement de voitures voyageurs à deux essieux, mais le réseau avait la particularité d'avoir dans son parc 16 voitures à portières latérales de l'ancien métro de Londres achetées en 1906, et des fourgons à essieux à lattes de bois comportants un compartiment voyageur ou postal.

Une partie de ce matériel a donc lui aussi circulé sur les voies Etat et PO.

 


Pour en savoir plus

Article du RMF 488 de mars 2006.

Les petits trains de jadis, Sud Ouest, éditions du cabri.